Chilling poetry setting. Our grand master of surrealism not only brushed his canvas, he also found time to write. Here's one of his essays, read by himself, garnished with vocoder and some cute ambience.
Vocals: Salvador Dalí (Apothéose du Dollar, 1967)
======== Lyrics
Lequel anagramme avait été fait avec une petite
mauvaise intention croyant me gêner.
Au contraire, c'était le mot magique
qui a fait que depuis ce moment
Les dollars ont plu sur ma tête
comme une véritable divine diahrrée.
Ce qui fait que depuis je m'endors chaque nuit
De plus en plus entouré de satisfaction
Parce qu'il y a rien au monde
Qui me procure autant de satisfaction
Que sentir cette pluie monotone et divine de dollars.
Mais il y a un autre côté qui amusera tous les gens qui m'écoutent
C'est que justement, Auguste Comte, le grand philosophe français
Au moment d'inventer sa nouvelle religion positiviste
Il avait dit, avant de commencer cette religion:
"Il faut que nous comptions avec les banquiers"
Or ça c'est quelque chose d'apothéosique
Et qui prouve que sans banquiers il n'y a même pas de religion.
Tout le Moyen Age a été basé sur la transmutation de la matière
vile en or, puisque l'unique façon de spiritualiser la matière
c'est de l'aurifier.
Or, aussitôt que quelque chose devient de l'or
Devient de la puissance e-spirituelle.
Et dans un monde dans lequel il y a de plus en plus d'impuissance,
Il faut vraiment que l'or qui reconstitue cette barre de Jasé
Qui va de la terre vile au ciel par la transmutation de l'or.